"Personne ne sait tout, ni personne n’ignore tout
Personne n’éduque personne, personne ne s’éduque tout seul.
Les hommes s’éduquent entre eux et par la médiation du monde"
Paolo Freire

 

Conférence-atelier

2 options possibles

Vers un bonheur collectif durable 

Le bonheur collectif durable, projet de vie de l'entreprise innovante

Des études très sérieuses montrent que le bonheur des salariés et leur efficacité au travail font bon et plus long « ménage ». Chantal Gougeon-Goubaud, intervenante en thérapie sociale transformative, nous partage sa manière d’essaimer les graines d’un bonheur collectif durable au service d’un développement de plus en plus humaniste notamment au sein des organisations, des entreprises.

 

La notion de bonheur collectif durable, késako ?

Elle délivre aux participants sa compréhension de la notion de bonheur collectif durable.  Le coeur de sa pratique de "psychopraticienne conscience-coeur" est d'agir sur les blessures du passé qui sapent aujourd'hui encore la qualité du lien dans notre vie quotidienne, tant dans nos vies individuelles que collectives que ce soit dans nos familles, au sein de la vie sociale ou bien encore dans nos groupes d'appartenance.

IL s'agit de se disposer à changer à la fois collectivement mais aussi et en même temps individuellement. Elle nous démontre comment un certain êtat d' ETRE conscience-coeur nous ouvre le champ des possibles, nous montre la voie d'un changement collectif salutaire au service de la vie des organisations, des entreprises et plus largement au service de la collectivité.

Nécessité pour chacun de faire un travail sur l'empreinte laissé par les blessures du passé

Il est indispensable nous dit-elle, de travailler sur les empreintes qu'ont laissé en chacun de nous à la fois les blessures émotionnelles de l'individu mais aussi et simultanément sur la dimension des blessures occasionnées par un  environnement collectif et institutionnel défavorable à l'estime de soi et à la confiance en sa vie qui aggrave les blessures de l'enfance notamment chez des sujets dont la crainte principale est d'essuyer un déclassement social, la peur de la pauvreté, la menace de devenir des "inutiles sociaux".

La crise du travail

La crise du travail entraine une profonde tendance à la dévalorisation de soi qui n'est pas sans conséquence sur la montée des pathologies sociales.

Chantal Goubaud-Gougeon  a  elle-même traversé un long désert de "décrochage social". Après avoir été de nombreuses années conjointe-collaboratrice (sans statut officiel), puis gérante d'une TPE  elle a malgré tout tenter chaque fois de se relever "cahin-caha", contrainte d'accepter des conditions de travail "hors champ" nécessité oblige ! Son orgueil en poche, elle a errer de petits boulots en petits boulots pour se retrouver commercial terrain.  Tributaire d'une culture d'emtreprise où un esprit de compétion forcené "entre filles" était le jeu pervers d'un supérieur hiérarchique en mal de reconnaissance. Dernier round avant KO, comme une fatalité elle s'est retrouvée "maman solo" sans travail, sans revenu, sans projet d'avenir.  

Le souci économique étant la priorité absolue, son premier réflexe à été de s'abrutir pour ne pas voir sa propre déchéancecette chute virtigineuse, cette perte de sens, ce repli sur soi, cette désafection de l'environnement tant amical que social. Heureusement, Coluche avait oeuvré et déjà tracé le sillon pour palier aux creux des vagues lui conférant ce tout nouveau statut pour elle et son garçon de 7 ans, "bénéficiaires" des retaus du coeur.

De par la récurence et la force du martelage elle a fini par intégrer comme une vérité son statut de « cassos », de parasite social "épaulée" en cela par l'image que des "gens bien intentionnés " de l'institution renvoient à ces déclassés en marge de toute réinsertion car trop éloignés du "monde du travail" selon les dires de certains "professionnels du champ social"  qui  sous prétexte d'encourager, de stimuler les déccrocheurs les moralisent et les condamnent en alternance.

Une douleur-maladie invalidante

Pourtant un nouveau défi déjà pointait le bout de son nez, une douleur-maladie invalidante avait pris possession des lieux, lui laissant peu de répit pour "fonctionner" à minima au quotidien. Une maladie non encore reconnue par encore trop de médecins «fibroseptiques». Elle a rassemblé et mobiliser ces dernières forces pour se faire reconnaître MDPH, encore un parcours où il faut faire ses preuves !

La chute amorcée à continué son fracas, fichage en banque de France, de trop rares propositions de réinsertion « décalées », déclin social, commission de surendettement, bénéficiare du RSA et autres minima sociaux comme l'ASS, et une toute maigre pension d'invalidité....  puisque calculée sur la base d'un statut précaire, les contrats emploi solidarité de l'époque.

Ensuite il lui faudra prouver que pointer aux Assédics reste sa priorité, que l'actualisation mensuelle reste ce qui relie à l'autre monde, celui des actifs, celui des possibles. Les encouragements à rester chez soi bien au chaud et à se tenir tranquille sont à présent l'autre discours. Avant, il fallait se bouger, se remuer pour trouver un emploi, "quand on veut, on peut" !  A présent, le mieux est de restrer chez soi et se résigner sans faire de vague ! Pointer n'aurait, dans votre état, plus de sens ! Là encore il faut tenir bon, prouver que pour soi rester dans cette démarche de l'emploi malgré tout,  reste la motivation qui vous fait lever chaque matin et nourrit un sentiment d'appartenance.

De nouveau elle ést re-devenue une nouvelle fois  (quinze ans avaient passé)  une réglulière des "resto du coeur",  de la "banque alimentaire". De déchéances en déchéances, petit à petit, elle a appris l'errance. Il lui a fallu apprendre à vivre avec l'incertitude du lendemain. Accueillir le non-faire, la non reconnaissance-sociale, résister à l'envie de fuir dès que cette question " Vous faites quoi dans la vie  ? " arrivait incidement dans le très restraint champ de quelques interactions "polies".

Les blessures de l'enfant intérieur

Confrontée dès son jeune âge à une vie de groupe sous haute tension permanente,  elle connaît les conséquences néfastes de ne pouvoir être authentique comme le repli sur soi, l'enfermement en soi même, la sécheresse du coeur de pierre, la torture d'une estime de soi négative car blessée. Séquestrée dans sa propre histoire, désespérement cadnasée, totalement prisonnière de l'auto-condamnation elle avait là  le terreau de prédilection pour creuser le lit de l'impuissance et de l'exclusion.

Elle nous partage le lamentable chronique de ses expériences où tente maladroitement de cohabiter l'enfant intérieur au coeur piétinné avec les masques de peur, de haine, de silence, de mépris, de honte, d'impolitesse, d'agressivité.... Le  coeur prisonnier de cet enfant intérieur névrosé hurle sa douleur de vivre, sa sensibilité à fleur de peu, à fleur de maux, à fleur de mots rendant le quotidien de l'adulte intenable en brandissant comme un recours ultime le spectre de la folie histrionnique.

Réparer demain

Elle a dû restaurer une estime de soi suffisante avant de pouvoir envisager un quelquonque re-construire. Elle sait tout le précieux de prendre soin de soi et de ses blessures affectives. ELle sait dans sa chair et le fait savoir, tout le bénéfice pour le monde de demain, de faire de l'émotionnel le pivot d'une conquête du processus de ibération intérieure vers de plus en plus de vérité. Une étape du long chemin du reconstuire était amorcée.

Auxiliaire de vie près d’un sénior Alzheimer dans un EPADH

Quoi de plus logique que d'accompagner quelqu'un de plus "mal en point que soi" comme pour faire un pied de nez à la vie. Il n'y a pas de hasard... Elle est arrivée au chevet d'une vielle dame sénile de 89 ans, dont la résidence principale était dans un établissement pour personnes agées dépendantes. Une  chambre mansardée de 16 m2, au quatrième étage gauche, fenêtre sur les toits, porte sur une autre chambre où la danse des résidents plaintifs n'a jamais cessé. 

Elle est arrivée à pas de velours dans cette institution où d'emblée sa présence était perçue comme celle uniquement là  pour "fliker" le travail du personnel.  

Oui, la violence des institutions pour causer de graves dégâts colatéraux

Pendant près de 5 années, elle a été le témoin de violences muettes jusqu'au doux déclin de l'accompagnement d'une fin de vie  en institution. Elle  a vu les ravages des violences de l'institution, la résignation mortifère du personnel soignant devant cette lourde machine qui morcelle tellement les tâches que le souffle de vie dépand quasi toujours d'un supérieur qui soit n'est  pas présent, soit est devenu insensible car la banalité du mal vivre, du mal être  fait  que beaucoup deviennent aveugles et sourds aux souffrances muettes, aux souffrances subtiles, aux souffrances contenues, retenues..... Pourtant, elle sait que le silence de ce qui ne se dit pas s'écoute.  Ce supérieur qui seul pourrait prendre la décision qui aurait pu sauver ou tout au moins allèger, retarder un supplice par manquement. Manque de confort, manque d'attention, manque de contact, manque d'humanité.... faute de budget.  Ici on prône le non-acharnement thérapeutique, nous faisons tout ce qu'il faut, du mieux que nous pouvons, avec les moyens du bord. Comme il est facile de se dédouaner, fermer les yeux sous prétexte d'impuissance ! Paradant derrière cette banderolle, personne ne voie plus, ne sais plus où est la limite de non-assistance. Le supplice dont elle se veut être la porte-parole est la négligeance chronique du déficit d'attention tout au long des jours sans couleurs et des nuits sans fin qui prolongent une vie qui n'en ai déjà plus une.

Accompagner la résilence

De turbulence en turbulences, au coeur du chaos elle s'est trouvée. Résiliente, elle témoigne à présent de toute la richesse de ce parcours de cheminante cabosée. Ce chemin de vie si riche d'expériences humaines imparfaites parce que parfaitement humaines.

Avant de vouloir changer le monde la première urgence, selon elle,  est de voir les violences du soi, celles que moi j'exerce sur les autres, mes proches, mes collaborateurs, tous les autres "ces différents". Il s'agit de reprendre la main sur sa vie, y poser une conscience fine, devenir pleinement conscient de notre puissance d'action en prenant sa propre part de responsabilité dans ce qui se trame sous nos yeux et choisir de devenir capable d'agir concomittament à partir de là où l'on se trouve dans nos groupes d'appartenance et depuis l'épicentre de nos "faibles" marges de manoeuvre respectives pour laisser voir et repenser à notre niveau  les dysfonctionnements du monde. 

Contribution & transmission

Devenue aujourd'hui psychopraticienne conscience-coeur, médiatrice dans la famille et intervenante en thérapie sociale transformative, elle offre à ses clients les perles de sagesse glanées ici où là.  Elle témoigne comment il est possible d'accèder à une intériorité transformante où elle encourage chacun à trouver le meilleur de soi.

Elle sillonne l'Ouest de la France pour  lancer un message sur le danger de l'illusion de bienveillance qui peut  "endormir" notamment certains des adaptes du zen et des  militants du développement personnel ainsi que certains des engagés dans la transition pour qui avec une mobilisation suffisante, l'amour suffirait à faire basculer le monde vers le meilleur sous le prétexte que positiver suffirait à faire bouger les lignes.

Pour elle cela passe indéniablement par une éducation aux conflits parce que la réalité de nos ombres existe, que le nier serait comme oeuvrer à partir d'un mauvais diagnostic qui nous condamne par avance à nous enliser, à nous engluer chacun et collectivement dans un sentiment d'impuissance mortifère.

Se rejoindre au coeur de nos divisions, contribuer à faire éclore un trait d'union vers et dans les élans de fraternité qui sommeillent en chacun de nous êtres en chemin d'humanité est tout le sens  de son engagement. 

 

Voici, en substance les autres thèmes le plus souvent abordés :

  • Avoir la conscience des masques qui me collent à la peau 
  • Devenir réceptif et accueillir toutes les parts souffrantes en soi
  • Cheminer désormais vers la bienveillance éclairée passe par restaurer une estime de soi suffisante 
  • Devenir l’arbitre joyeux de ses choix uniques
  • S’impliquer vers et dans un processus de résilience 
  • Guérir sa vie et par là même son cœur d’enfant
  • Risquer le conflit réparateur 
  • Faire-société pour réparer demain
  • Cheminer vers une cohérence concertée du « Je au Groupe » 

2 options possibles :

Bonheur collectif durable  :  conférence d' 1 h 30

 

Durée de la conférence de 30 mn, suivie d’un échange interactif d'une heure avec les participants autour de leurs questionnements. Elle peut concerner de 15 à 60 personnes.

Participation forfaitaire de 250 € (hors frais de déplacement et d'hébergement).

Passer du bonheur pour soi  au bonheur collectif durable   : conférence-atelier de 3 h 30  heures

Durée de la conférence « Passer d'un bonheur pour soi  au bonheur collectif durable » 30 mn, le reste du temps est consacré dans un premier temps à la définition de chacun sur sa vision du bonheur, sa part de rêve. Dans un second temps un travail en petits groupes à partir d'une carte mentale heuristique (mind-map) pour finir par un bouquet colectif sur une vision futur-proche d'un bonheur collectif durable. De  23  à  39  personnes.

Participation individuelle de 27 € (hors frais de déplacement et d'hébergement).

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